ETE PERPETUEL

ETE PERPETUEL – 2015-16 – Film (43min) / installation. Langue originale : français.

FILM – Jeanne, 40 ans, se trouve isolée dans le jardin d’une maison d’été où elle s’était installée avec Louis des années plus tôt, juste après l’hécatombe. Depuis, son amour s’est noyé alors qu’il se baignait dans la piscine de la maison. Désormais seule, elle réactive la mémoire de Louis en pratiquant un jeu dialectique où elle prête sa voix et son intelligence à mettre en dialogue leurs deux caractères opposés. En effet celui qui, plein d’enthousiasme, désirait vivre a disparu, laissant seule celle qui, sceptique, peinait à s’engager. À mesure que le jeu se déroule, le souvenir de Louis devient si réel qu’il apparaît aux yeux de Jeanne. Bouleversée, elle quitte son quotidien et se laisse tomber dans la piscine où elle expérimente à la fois l’accident et son propre lâcher prise. Elle quitte l’eau et invente alors un poème où elle fait le deuil de son amour passé, se laissant traverser par la diversité des sentiments qu’elle a éprouvés depuis la disparition. Le temps s’est arrêté. Il reprend vingt ans plus tôt, quelques jours avant l’accident.

INSTALLATION – L’exposition d’Été perpétuel a précédé le tournage du film. Les objets qui concouraient à la fabrication du film furent rassemblés : répétitions vidéo sculptures photographies, et le public invité à se déplacer dans la potentialité de ce film à venir.

CREDITS – Avec Audrey Bonnet, Lucie Boujenah & Louis Berthélemy.Sculptures de Benjamin Graindorge. Film, musique & dialogues de Romain Kronenberg. Avec le soutien de la Fondation Galeries Lafayette / Villa Bernasconi, Ville de Lancy, Genève.

Vues du film (2015)

Fondation Galeries Lafayette – Paris (2015)

Centre Pompidou – Paris, Nouveau Festival (2015)

Villa Bernasconi – Genève (2015)

HELIOPOLIS

HELIOPOLIS – 2015-16 – film (30min) / installation. Langues originales : turc & kurde.

FILM – Mardin, Turquie, 2015. Dans un futur où tout reste à bâtir, entre le béton et le bruit du chantier, entre le Turc et le Kurde, quatre jeunes hommes racontent l’histoire d’une ville imaginaire : “à Heliopolis, deux communautés se sont rassemblées à l’appel du Mythe des troubles climatiques : toute vie à l’extérieur de la cité abandonnée, devenue refuge, est désormais impossible. La vie s’y organise d’abord dans un élan organique bientôt mis en péril par le réflexe d’une organisation redevenue statique laissant resurgir deux systèmes politiques archaïques. Un coup d’état se prépare”. Le texte d’Heliopolis – une réponse à l’expérience de troubles politiques que j’ai vécus dans la région de Mardin en 2014 et que j’adresse à ses habitants, autant que le portrait des quatre jeunes hommes affrontant leur condition à travers la lecture, sont au cœur du film qu’il fait apparaître – et tout le potentiel de relations pouvant se nouer ici entre réalité et fiction.

CREDITS – Avec Mazlum Adıgüzel, Baver Doğanay, Mehmet Korkut & Hayrettin Yavuz.