bio

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Curriculum vitæ [FR]

Après deux années passées à la Faculté de théologie protestante de Genève, Romain Kronenberg étudie la théorie musicale, le Jazz et la composition électro-acoustique au Conservatoire Supérieur de musique de Genève. Entre 2001 à 2005 à l’IRCAM où il est compositeur et sound designer, il collabore avec des plasticiens tels que Ugo Rondinone, Pierre Huyghe, Melik Ohanian et Thierry Kuntzel qui l’ouvrent à la vidéo.

En 2005, il présente sa performance Dérive à la Fondation Cartier et au Palais de Tokyo, à la fois concert et tournage de la vidéo éponyme au style contemplatif et hypnotique mettant en scène l’actrice Audrey Bonnet avec laquelle il travaille depuis régulièrement En 2007, il est artiste en résidence au Palais de Tokyo puis en 2009 à la Villa Kujoyama. Depuis son retour du Japon, il travaille comme réalisateur, compositeur et plasticien.

Dans ses projets récents, à la fois rigoureux et ambigus, Romain Kronenberg travaille sur l’idée de renouvellement (et de renaissance) qui saisit un monde en plein changement de paradigme. Il imagine des récits où coexistent, sans manichéisme ni même rapport dialectique mais plutôt en surimposition, des notions opposées, incarnées soit par des territoires ou par des personnages : l’enthousiasme et le pessimisme dans Été perpétuel (2015) et Rien que de la terre, et de plus en plus sèche (2016), les Titans et les Dieux dans So long after sunset and so far from dawn (2014), le collectif et le singulier dans Marcher puis disparaître (2013), l’organique et l’inorganique dans Heliopolis (2015), le  désir et la peur dans Rien ne s’oppose au jour (2017), les Dieux et les hommes dans Jusqu’aux régions qui gisent au-delà de la mer (2017).

Romain a notamment exposé et projeté son travail au Centre Pompidou / Palais de Tokyo / Fondation Cartier / Fondation Galeries Lafayette / Salon de Montrouge / Fondation Fiminco / Radio France / Galerie Laurence Bernard / Rencontres internationales Paris Berlin / Gaîté lyrique / International film festival Rotterdam / Loop Barcelone / Festival Video Video (Bourgogne) / Centquatre / Mk2 Beaubourg / Frac Franche-Comté / La Femis (Paris) / Salt Galata Istanbul / Hiroshima art document / Kyoto art center / Onomichi Museum (Japon) / Villa Bernasconi (Genève) / Biennale de Mardin (Turquie) / Galerie nationale de la tapisserie (Beauvais) / Transpalette de Bourges / Institute for contemporary arts of Singapore / Hong Kong art center / Kunst-im-tunnel (Düsseldorf) / Biennale de design de Saint-Étienne / Carreau du Temple.


Curriculum vitæ [EN]

After two years spent at the Faculty of Theology of Geneva, Romain Kronenberg studies musical theory, Jazz and electro-acoustic composition at the Conservatoire Supérieur de musique de Genève. Between 2001 and 2005 at IRCAM where he works as a composer and sound designer, he collaborates with visual artists such as Ugo Rondinone, Pierre Huyghe, Melik Ohanian and Thierry Kuntzel who open him to video art.

In 2005, he shows his first performance, Dérive, at Fondation Cartier and Palais de Tokyo, both concert and shooting of a contemplative and hypnotic video where the actress Audrey Bonnet appears, with whom Romain works regularly since then. In 2007, he is an artist in residency at Palais de Tokyo and, in 2009, at Villa Kujoyama (Kyoto) where he exercices and sharpens his style, slow and singular. Back from Japan, Romain wishes to confront the delicacy and the permanency of his work to unpredictable and unsteady contexts. He works as a director, composer and visual artist.

In his most recent works, both rigorous and ambiguous, Romain Kronenberg works on the concept of revival (and Renaissance) that strikes a world in the midst of change. He imagines fictions where antinomic archetypes coexist, never in a Manichaean way or even dialectically, embodied in territories or characters : the enthusiast and the pessimist in Été perpétuel (2015) and Rien que de la terre, et de plus en plus sèche (2016), Titans and Gods in  So long after sunset and so far from dawn (2014), the collective and the singular in Marcher puis disparaître (2013), the organicity and the inorganicity in Heliopolis (2015), fear and desire in Rien ne s’oppose au jour (2017).

Romain showed his work in such places as Centre Pompidou / Palais de Tokyo / Fondation Cartier / Fondation Galeries Lafayette / Salon de Montrouge / Radio France / Gaîté lyrique / International film festival Rotterdam / Galerie Laurence Bernard / Rencontres internationales Paris Berlin / Loop Barcelone / Fondation Fiminco / Centquatre / Mk2 Beaubourg / La Femis (Paris) / Salt Galata Istanbul / Frac Franche-Comté / Hiroshima art document / Kyoto art center / Onomichi Museum (Japon) / Villa Bernasconi (Genève) / Biennale de Mardin (Turquie) / Galerie nationale de la tapisserie (Beauvais) / Transpalette de Bourges / Institute for contemporary arts of Singapore / Hong Kong art center / Kunst-im-tunnel (Düsseldorf) / Biennale de design de Saint-Étienne / Lasecu, Lille / Contemporary Art Center of Seoul / Carreau du Temple.