BOAZ

BOAZ (2018-2021) – roman (114p, ed. Sator), film (25 min), sculptures, photographies, dessins, œuvre sonore, vidéo, performance.

Film produit par Delphine Schmit – Tripode Productions.
avec Yannis Amouroux, Audrey Bonnet, Mathieu Amalric & Zéphir Moreels.
Image Julia Mingo.

« Tu te souviens de mes parents ? Parce que toi, tu as oublié. Bien sûr, il te reste les images. La poussette dans l’embrasure de la porte de l’épicerie, lorsque ta mère venait te chercher, le soir. Et la caméra grise, dans la boite. Mais voilà, le temps passe et les images s’érodent. Alors Amos te parle de tes parents. Le plus souvent, il les appelle par leurs prénoms. Tu te dis qu’ils étaient ses amis, que c’est normal, et ça te touche. Un client entre, un vieil homme. Il vous salue, comme chaque jour. Il entend Amos qui parle, il vient vers toi et il te parle, lui aussi. Il semble aussi heureux des souvenirs qu’il exhume que peiné, aussitôt qu’ils sont dits. Un autre client entre. Un troisième. Ils oublient que tu es là, et parlent sous tes yeux fiers de ceux qui t’ont créé. Ils les appellent par leurs prénoms, comme on nommerait des charges. Amos écoute, comme toi, tout le quartier qui vibre. L’épicerie comble de gens paisibles, communiant. Et puis l’un après l’autre, les gens partent sans qu’aucun ne manque de te toucher. Tu restes là, interdit, dans le silence, gardé. » extrait du roman.

SYNOPSIS : Avec sa petite caméra qu’il garde toujours près de lui, Boaz filme son quotidien, et en particulier Malachie, son presque frère duquel il est inséparable. D’ailleurs, pour les vacances d’été de leurs vingt ans, sur l’île, ils ont le projet de réaliser un film ; une idée de Malachie qui souhaite lever le voile sur la véritable nature de son frère, où il souhaite enfin expliquer pourquoi il l’admire tant. Mais Amos, leur père, annule les vacances et Boaz décide de convaincre Malachie qu’ils fassent leur film, coûte que coûte.

Printemps 2021, Galerie Sator – Romainville.
Automne 2021, Kunsthalle, centre d’art contemporain de Mulhouse

Avec le soutien de la Fondation des artistes et de la Drac Ile-de-France.