BOAZ

BOAZ (2018-2021) – roman (128p, ed. Sator), film (25 min), sculptures, photographies, œuvre sonore, vidéo, dessins, performance.

DOSSIER DE PRÉSENTATION

PRESENTATION FILE (ENGLISH)

DEPLIANT

SUJET : Boaz est la légende. C’est le postulat du récit et c’est la communauté où vit le jeune homme qui l’imagine, parce qu’elle a besoin d’une surface où projeter son désir de transcendance ; Boaz est cette surface. Pourtant, lui n’a rien demandé. Il aurait d’ailleurs préféré être un garçon comme les autres. Mais il accepte sa charge et donc n’est rien, n’existe pas pour lui-même ; il ne vit que pour eux.
Mais la légende ne peut pas vivre et tous le savent : Amos son père, Deborah sa soeur et la communauté toute entière qui le laissent partir, en conscience, mais sans savoir qu’il emportera avec lui Malachie, ce frère qui le vénère, duquel il est inséparable.

Sujet du roman : Au sein de la communauté où il a grandi, un jeune homme est désigné légende. C’est Boaz. Maintenant, il a dix huit ans. La journée, il travaille à l’épicerie avec Amos, son presque père, et le reste du temps il le passe avec Malachie, son presque frère qui étudie désormais à l’université. Avec Amos et Malachie, Boaz nourrit un lien unique, Deborah en est témoin. Entre Paris où ils vivent tous les quatre et l’île italienne où ils passent tous leurs étés, le temps passe. Maintenant, le temps a passé. Boaz, Malachie et Deborah ont vingt ans et chacun est peu à peu devenu ce qu’il est, absolument, et quel qu’en soit le prix.

Synopsis du film : Avec sa petite caméra qu’il garde toujours près de lui, Boaz filme son quotidien, et en particulier Malachie, son presque frère duquel il est inséparable. D’ailleurs, pour les vacances d’été de leurs vingt ans, sur l’île, ils ont le projet de réaliser un film ; une idée de Malachie qui souhaite lever le voile sur la véritable nature de son frère, qui souhaite dire enfin pourquoi il l’admire tant. Mais Amos, leur père, annule les vacances et Boaz décide de convaincre Malachie qu’ils fassent leur film, malgré tout.
Le film Boaz est constitué de documents produits par ses personnages eux-mêmes : images filmées par Boaz, sur sa petite caméra ; photographies d’Amos tirées de ses albums photos. A trois reprises dans le film, des témoignages sonores livrés par Deborah alors interrogée, vingt ans plus tard, au sujet de la disparition de ses frères, éclairent les images d’un jour nouveau.

EXTRAIT DU ROMAN : « Tu te souviens de mes parents ? Parce que toi, tu as oublié. Bien sûr, il te reste les images. La poussette dans l’embrasure de la porte de l’épicerie, lorsque ta mère venait te chercher, le soir. Et la caméra grise, dans la boite. Mais voilà, le temps passe et les images s’érodent. Alors Amos te parle de tes parents. Le plus souvent, il les appelle par leurs prénoms. Tu te dis qu’ils étaient ses amis, que c’est normal, et ça te touche. Un client entre, un vieil homme. Il vous salue, comme chaque jour. Il entend Amos qui parle, il vient vers toi et il te parle, lui aussi. Il semble aussi heureux des souvenirs qu’il exhume que peiné, aussitôt qu’ils sont dits. Un autre client entre. Un troisième. Ils oublient que tu es là, et parlent sous tes yeux fiers de ceux qui t’ont créé. Ils les appellent par leurs prénoms, comme on nommerait des charges. Amos écoute, comme toi, tout le quartier qui vibre. L’épicerie comble de gens paisibles, communiant. Et puis l’un après l’autre, les gens partent sans qu’aucun ne manque de te toucher. Tu restes là, interdit, dans le silence, gardé. »


Boaz, Galerie Sator (Komunuma, Romainville) du 22 mai au 19 juin 2021

vue d’exposition
photographie de poupée de Malachie / ensemble de deux poupées de Malachie Les frères
ensemble de deux poupées de Malachie Le vertige / 9 photographies d’Amos
9 photographies d’Amos / une poupée de Malachie veille sur l’album de Deborah
9 photographies d’Amos / une poupée de Malachie veille sur l’album de Deborah / roman Boaz
une poupée veille sur l’album photo de Deborah (avec Meris Angioletti)
dessin de Deborah dans son album
deux affiches (cyanotypes)
Les étoiles de Malachie, deux dessins transférés sur cyanotypes / ensemble de deux poupées Le vertige / romans
Les étoiles de Malachie, deux dessins transférés sur cyanotypes
vue d’exposition
ensemble de deux poupées de Malachie Le vertige
vue d’exposition
vue d’exposition
3 photographies des poupées de Malachie
Les ixes sur les murs de Procida, 6 photographies
ensemble de cinq poupées Le secret
ensemble de cinq poupées Le secret
le film Boaz (25 min, sur écran plasma) / la vidéo Boaz est mon frère (5 min, sur tube cathodique)
vue d’exposition
ensemble de deux poupées La colère
ensemble de trois poupées La danse, affiches, film Boaz
4 affiches (cyanotypes)
ensemble de deux poupées La mère
ensemble de deux poupées La mère
deux poupées veillent sur le magnétophone
vue d’exposition

Crédits : film avec Yannis Amouroux, Audrey Bonnet, Mathieu Amalric & Zéphir Moreels. Montage Romain Kronenberg, direction de la photographie Julia Mingo, musique originale Romain Kronenberg, produit par Delphine Schmit (Tripode Productions). Avec le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée.

Le projet Boaz a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des artistes, avec le soutien de la direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France (Ministère de la culture).

Printemps 2021, Galerie Sator – Romainville.
Hiver 2022, Kunsthalle, centre d’art contemporain de Mulhouse